Les prescriptions du Dr Muller

The Plimsouls, power-pop punk

 
 

Les Plimsouls avaient tout pour réussir : voix et chœurs impeccables, guitares en furie, morceaux accrocheurs, mélodies parfaites et pourtant...

 

A l'origine de l'histoire des Plimsouls, The Nerves, autrement dit Jack Lee, Paul Collins et Peter Case. Ce trio pop punk a pour titre de gloire d'avoir fait la première partie d'une tournée des Ramones mais aussi et surtout d'avoir composé "Hanging on the telephone" qui fût un hit pour Blondie. Le groupe n'a pas duré très longtemps juste assez pour enregistrer 4 titres dont "Hanging...". Ensuite, Paul Collins fonde Paul Collins Beat, Jack Lee s'essaie à une carrière solo tandis que Peter Case crée les Plimsouls.

Power-Pop, punk et Blue-Eyed-Soul

plimsoulsLes Plimsouls c'est une Power-Pop musclée et accrocheuse avec des intonations soul (ils reprennent excellemment "I can't turn you loose", (Otis Reding, Chambers Brothers) ou "Mini-Skirt-Minnie" (Wilson Pickett)). Le premier enregistrement du groupe est un EP (1980) où figure notamment "Zero hour" qui montre déjà le potentiel du groupe. Une des particularités des Plimsouls est d'être un groupe composé de latinos et de blancs pur sucre. Musicalement, ils sont dans la tradition de Ritchie Valence (« La Bamba ») , de Question ? And The Mysterians (« 96 Tears ») des Soul Survivors ou des Midniters dans les 50's et 60's avec l'énergie punk en plus. Ce qui rend les Plimsouls originaux, c'est leur sens de la mélodie, la maestria et l'énergie dont ils font preuve sur scène comme dans leurs enregistrements.

 

Zero Hour

 

The Plimsouls

Pour son 1er album, sobrement intitulé The Plimsouls (1981), le groupe fait montre de son savoir-faire avec des titres comme "Lost time", "Now", "I want what you got" et surtout "Mini Skirt Minnie" et "Zero Hour" dans des versions plus travaillées que celles du 1er EP. La voix de Peter Case, la guitare d'Eddie Munoz, la basse de Dave Pahoa et la batterie de Lou Ramirez sont à la fête et l'auditeur aussi. Rocks puissants et sophistiqués, harmonies pop et blue-eyed soul, les Plimsouls sont un des meilleurs groupes Power-Pop de ce début des 80's et ce sans l'affectation ou le désir d'être plus Beatles que les Beatles qui a plombé la carrière de nombreux groupes de cette mouvance (Rasperries, Badfinger, 20/20 par exemple).

Everywhere At Once

C'est le second album Everywhere at once (1983) qui va faire connaître les Plimsouls. Enfin, c'est plutôt et surtout le titre "A million miles away" qui va les inscrire dans le Top 100. Mais il n'y a pas que ce titre sur ce bel album Pop-Rock aux harmonies vocales soignées et avec de vrais morceaux de guitare dedans. Il suffit d'écouter leur version frénétique avec les guitares qui sonnent comme des sitars de "Beg, Borrow and Steal" de Mouse and The Traps et d'Ohio Express pour s'en convaincre. Il y a aussi le fiévreux « Shaky city », la mélodie et les chœurs de « A Million Miles Away », ou encore « Inch By Inch » et « Everyday Things », tous titres qui auraient largement mérités d'être plus largement diffusés. Mais voilà, aussi excellents soient-ils sur vinyle ou sur scène, les Plimsouls ne sont pas dans l'air du temps qui est plutôt du coté de la New Wawe et des groupes à synthétiseurs comme Depeche Mode. Ils se séparent après ce second album mais se reforment parfois pour quelques concerts.

Inch By Inch

 

A noter un mini-album enregistré en 1998, Kool Trash, pas mal du tout et aussi un très bon album live paru en 1988, One night in America. Peter Case, pour sa part, mène une carrière solo. On peut regretter que les Plimsouls n'aient pas pu faire une carrière à la hauteur de leur talent alors que d'autres... Comme le disaient les Rita Mitsouko, "C'est comme ça".

Facebook

Fou de rock est listé dans la catégorie Genres musicaux : Musique Rock de l'annuaire Actualite referencement